Tour des deux Amériques sur un voilier

21 juillet 2017

L’océan, réservoir de chaleur - Ocean, heat reservoir

Ce texte est un condensé dune fiche scientifique plus complète publiée par les chercheurs Sabrina Speich, Gilles Reverdin, Herlé Mercier, Catherine Jeandel sur Ocean & Climate Platform. Ce condensé à été validé par Gilles Reverdin, chercheur au laboratoire LOCEAN, et sa publication autorisée par la Plate-forme Ocean & Climate que nous remercions de leur aide précieuse. Vous trouverez le texte original et davantage de schémas sur le site dOcean & Climate Platform : www.ocean-climate.org, 

Locéan est le principal régulateur du climat grâce à ses échanges continuels avec l’atmosphère.  Il absorbe, stocke et transporte dans son mouvement la chaleur du soleil en affectant la température et la circulation de l’atmosphère.  Il est la source principale des précipitations. La capacité de l’océan à stocker la chaleur est bien plus efficace (absorption de 93 % de l’excédent d’énergie résultant de l’augmentation de la concentration atmosphérique des gaz à effet de serre due aux activités humaines) que les continents (3 %) et l’atmosphère (1 %). Il a ainsi un effet modérateur sur le climat et ses changements. Toutefois, les eaux marines se réchauffent, avec des conséquences sur leurs propriétés et sur la vie marine. Notre capacité à anticiper l’évolution du climat dépend aujourdhui de notre connaissance des océans et de leur rôle sur le climat.

L’OCÉAN : RÉSERVOIR DE CHALEUR ET SOURCE D’EAU

Du fait de la forte capacité calorique de l’eau, l'océan est en bonne part responsable de la douceur du climat de notre planète ainsi que des apports d’eau douce nécessaires à la vie terrestre.

Il couvre 71 % de la surface de la Terre, reçoit de la chaleur du soleil, principalement dans les régions tropicales,  et échange fortement en surface avec l’atmosphère, partout où il n’est pas englacé. L’océan n’est pas immobile et les courants océaniques redistribuent l’excès de chaleur reçue aux tropiques vers les plus hautes latitudes. À ces latitudes, lorsque les eaux de surface se refroidissent elles deviennent plus denses et plongent alors vers les abysses. La plongée de ces eaux (due à la modification de leur densité liée à leur température
et à leur charge en sel) est le point de départ d’une circulation océanique à l’échelle globale que
l’on appelle « circulation thermohaline » (du grec
thermos : température, halin : sel). L’océan réagit aussi dynamiquement à des changements de conditions climatiques (vents, ensoleillement...).

Le temps de ces transferts et de ces redistributions est très variable, allant de la saison à l'année dans les régions tropicales, à la décennie dans les couches de surface, jusqu'à plusieurs centaines, voire des milliers d’années dans les couches profondes.

Atmosphère et océan échangent aussi de l’eau, sous forme d’évaporation et de précipitations (pluie, neige). Les océans contribuent aux trois quarts de l’évaporation totale. La pluie et les fleuves compensent cette évaporation, mais pas forcément dans les mêmes régions océaniques. Avec la fonte de la glace de mer ou des calottes glaciaires, tout cela contribue aux variations de la salinité et de la densité de l’eau de mer, à la circulation océanique ainsi qu'aux transferts verticaux dans l’océan.

D’une manière générale, les gaz dont le gaz carbonique) sont plus solubles dans les eaux froides que dans les eaux chaudes. Les eaux de surface des hautes latitudes sont donc plus riches en gaz que celles des basses latitudes. Le renouvellement des eaux de surface par la circulation océanique 5et l’entraînement des eaux enrichies de surface des hautes latitudes vers l’océan profond, ont un rôle très important dans le cycle du gaz carbonique et du carbone.

L’OCÉAN SE RÉCHAUFFE

Le réchauffement récent causé par les gaz à effet de serre dus aux activités humaines n’affecte pas que les basses couches de l’atmosphère et la surface des continents. Il affecte aussi fortement 300-500 mètres sous la surface des océans, et dans les régions situées aux hautes latitudes, il atteint aussi les couches profondes.  La température à 0-300 m a augmenté d’environ 0,5°C depuis 1970, deux fois moins que le changement de température de surface de l’océan, moins aussi que celle de l’atmosphère. Cependant, en raison de sa masse et des caractéristiques  de l’eau, cette augmentation fait de l’océan le plus grand puits et réservoir du surplus de chaleur injectée dans le système climatique par l’homme. Plus de 90 % de la chaleur excédentaire accumulée dans le système climatique depuis 50 ans à cause du réchauffement anthropique est stockée dans l’océan (de 15 à 20 fois plus que dans la basse atmosphère et que sur les terres émergées). En outre, des résultats récents montrent que l’océan profond a accumulé beaucoup plus de chaleur qu’estimé jusqu’à présent, ce qui pourrait expliquer, conjointement à l’impact de facteurs de variabilité naturels du climat telle que El Niño - Southern Oscillation (ENSO), le ralentissement du réchauffement atmosphérique observé au cours de la décennie 2000-2010. Ce surplus de chaleur de l’océan provient du chauffage direct par l’énergie solaire (par exemple dans les régions arctiques à cause de la diminution accrue de la surface de la banquise) et de l’accroissement des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. L’accumulation du surplus d’énergie dans les couches profondes de l’océan s’est avérée ininterrompue en dépit d’une tendance plus faible des températures de surface de l’océan pendant la dernière décennie. La variabilité aléatoire du climat d’une année à l’autre n’a rien de surprenant du fait de la complexité des paramètres en jeu, et des stagnations temporaires du réchauffement climatique sont ainsi liées essentiellement à la dynamique des océans et du système climatique.

Courbe du réchauffement

Le réchauffement océanique induit des effets secondaires qui pourraient être très importants voire catastrophiques et que l’on connaît encore mal. Parmi ceux-ci, il y a évidemment la contribution de ce réchauffement à l’élévation du niveau moyen de la mer qui est actuellement de 1 mm/ an.

Le réchauffement des océans a un autre effet direct sur le changement climatique : il est probable qu’à cause de l’augmentation des températures, le cycle hydrologique planétaire ait changé, en s’intensifiant.

La vapeur d’eau étant un gaz à effet de serre, elle contribue à accélérer le réchauffement du climat, et donc l’évaporation de l’eau. Le changement du cycle hydrologique a comme signature dans l’océan la variation de salinité. La compilation des données récentes montre que les salinités de surface ont changé au cours des cinq dernières décennies, avec notamment une augmentation du contraste entre l’Atlantique nord et le Pacifique nord. L’analyse des salinités en fonction de la profondeur révèle aussi des changements. L’observation la plus remarquable est une augmentation systématique du contraste de salinité entre les gyres subtropicales, plus salées, et les régions des plus hautes latitudes, en particulier celles de l’hémisphère sud, où la tendance est inverse. À l’échelle de l’océan mondial, les contrastes indiquent un transfert net d’eau douce des tropiques vers les hautes latitudes, constituant la signature d’une intensification du cycle hydrologique.

La circulation thermohaline peut être aussi perturbée et affecter le climat à une échelle globale en diminuant significativement les transports de chaleur vers les hautes latitudes et vers l’océan profond.

Le réchauffement des eaux océaniques a aussi un impact direct sur la fonte de la base des plateformes des glaciers continentaux entourant le Groenland et l’Antarctique, les deux principaux réservoirs d’eau stockée sur les continents. Il est aujourd’hui prouvé que c’est le réchauffement des océans qui contribue de manière majoritaire à la fonte des plateformes glaciaires qui prolongent la calotte antarctique sur l’océan. Par exemple, si on considère que l’Antarctique représente environ 60 % des réserves d’eau douce de la planète, les études révèlent que la fonte de la base de ses calottes glaciaires a compté pour 55 % de la perte totale de leur masse de 2003 à 2008, ce qui représente un volume très important.

Le réchauffement aurait également une incidence sur l’oxygénation des océans : la solubilité de l’oxygène diminue avec l’augmentation de la température de l’eau (plus l’eau est chaude, moins il y a d’oxygène). Les conséquences sont à terme l’asphyxie de la biodiversité marine et la limitation de son habitat.

Comparé à l’atmosphère, l’océan présente deux caractéristiques qui lui confèrent un rôle essentiel dans le climat:

1. Sa capacité thermique qui est plus de 1000 fois celle de l’atmosphère lui permet de stocker l’essentiel de l’énergie solaire et du surplus d’énergie générée par les activités humaines.

2. Il est affecté d’une dynamique beaucoup plus lente que l’atmosphère et d’une inertie thermique très grande ; il est donc susceptible de mémoriser plus longtemps les perturbations (ou anomalies) qui l’affectent.

Mais cet océan est encore mal connu du fait de son étendue et de la difficulté de son observation. Il faut en effet réaliser des mesures de très grande précision à des pressions dépassant les 500 atmosphères, ce qui nécessite de se rendre sur place, dans le monde entier, avec des navires dont le coût est très important.

De plus, les écoulements océaniques sont loin d’être des fleuves tranquilles : leur dynamique est très turbulente, leurs interactions avec l’atmosphère et le climat sont très complexes. Les étudier est indispensable pour prévoir avec plus de fiabilité l’évolution future du climat. Il faut donc améliorer la nature et la quantité des observations océaniques et mettre en place un système pérenne d’observations de grande ampleur, coordonné internationalement. 

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The ocean is the main regulator of the climate by its continual exchanges with the atmosphere. It absorbs, stores and transports in its movement the heat of the sun affecting the temperature and the circulation of the atmosphere. It is the main source of precipitation. The ability of the ocean to store heat is much more efficient (93% of the energy surplus resulting from the increased atmospheric concentration of greenhouse gases due to human activities) than continents ( 3%) and the atmosphere (1%). It thus has a moderating effect on the climate and its changes. However, marine waters are heating up, affecting their properties and marine life. Our ability to anticipate climate change today depends on our knowledge of the oceans and their role on the climate.


09 juillet 2017

Croisière en Grèce : Lavrio, Serifos, Milos, Santorin, Mykonos, Andros, etc. 23-30 déc. 2017. Noël à Santorin, c'est magique !


Croisière Lavrio-Santorin AR 2016 1Croisière Lavrio-Santorin AR 2016 2

J'ai découvert il y a deux ans Santorin, Milos et Sérifos en ramenant à l'automne un bateau de Kos à Athènes. J'ai eu envie à l'automne 2016 de revenir dans ces îles mythiques, en construisant une croisière autour des Cyclades qui nous permette de découvrir aussi le nord de l'archipel : Mykonos, Paros, Andros, etc. Nous avions déjà un bateau en vue, et en quelques semaines nous avons trouvé nos équipiers/équipières (cf. recit sur ce blog). Cette année, nous vous proposons une croisière exceptionnelle, presque magique : venir passer avec nous Noël à Santorin. si vous avez envie de découvrir Santorin et les Cyclades, vous êtes les bienvenus à bord !

Du samedi 23 décembre au samedi 30 décembre 2017 Evelyne et moi offrons à des équipiers une superbe croisière à la découverte des îles grecques de la Mer Egée. Nous aurons un Oceanis de 43 pieds doté de tout le confort : deux cabinets WC/douches, propulseur d'étrave, convertisseur 220V, réfrigérateur, internet à bord, grand-voile et génois sur enrouleur, masques et tubas à bord, prise MP3 - iPod, etc. Depuis Lavrio à une cinquantaine de kilomètres d’Athènes nous irons à Cap Sounio (d’où Egée s’est jeté dans la mer qui porte depuis son nom), Sérifos, Milos (où a été trouvée la Vénus de Milo), puis Santorin et sa caldeira unique en Méditerranée, avant de revenir par Mykonos – l’un des hauts lieux touristiques de la Grèce – et Andros, avec à chaque fois du temps pour se baigner et visiter. 

Nous recherchons des équipiers. Ambiance cool (découvrir, se perfectionner dans une ambiance agréable et joyeuse). Participation aux frais : 400 € pour une personne seule occupant une cabine double, 450 € pour un couple, plus la nourriture. On fera un peu plus de 300 M dans les paysages superbes et très variés de l’archipel des Cyclades : ports, mouillages, visites, baignades, etc. Nous aurons deux nuits de navigation ; les quarts (facultatifs) se feront toujours à deux. Découverte de la navigation astro, de la navigation de nuit, pêche à la traîne, etc. Participation aux manœuvres demandée, mais rien n'est imposé. Enfants et débutants bienvenus.

Les caïques à Oia 191015 2

Cap Sounio, le temple de Poséidon 290614

Plan de navigation :

Samedi 23 décembre : avitaillement en début d'après-midi et départ de Lavrio dans l’après-midi - dès que possible. De la sortie du port, nous hissons les voiles, cap 158° sur 1,54 M jusqu’à voir au 270 la tourelle qui marque l’extrémité est de la côte (peu après être passé devant Olympic Marina). On prend alors au 223° sur 3,27 M, pour longer la côte continentale dans le détroit formé par le continent et l’île Makronicos. On arrive ainsi au sud du Cap Sounio, caractérisé par le temple dédié à Poséidon (Ve siècle avant J.C.) dont les colonnes sont bien visibles de la mer. La légende veut que Thésée, partant pour une aventure à l’issue incertaine, ait dit à son père Egée qu’il changerait la couleur des voiles de son bateau s’il était encore en vie au retour de l’expédition. Hélas, distrait, le fils oublia sa promesse et le père, fou de douleur et croyant son fils mort, se jeta du haut des falaises du Cap Sounio dans la mer à laquelle on donna son nom. 0,74 M au cap 301° nous amèneront à l’entrée de la baie où nous mouillerons (compter 1h30 depuis Lavrio en tenant compte du temps passé à hisser puis affaler les voiles). Nous passerons ainsi la nuit au pied du temple, devant une superbe plage de sable. Dîner à bord. Total de la journée : 6,3 M.

Mouillage à Cap Sounio, 290614

Cap Sounio, la plage 290614

Dimanche 24 décembre : réveil à 7h, petit-déjeuner, baignade rapide, 8h départ pour la plage, visite du temple, 10h30 retour à la plage. Départ à 11h de la baie de Cap Sounio. Quand on voit l’îlot au pied du temple au 90, on prend le cap au 145° sur 29,2 M et on hisse les voiles. Vers 12h54 on voit au 90 la pointe sud de Kea ; vers 16h10 on voit au 90 le phare à la pointe sud de Kythnos, et à 16h50 on voit celui-ci au 360. On prend alors au cap 100° sur 10 M pour traverser le Serifos Strand (1h48). Quand on voit plein sud le passage entre Sérifos et l’îlot Vous (18h38), on oblique au 180° sur 5,8 M pour passer entre Vous et Sérifos (1h09). A 19h47 on prend au 270° sur 1,09 M pour arriver dans le chenal qui remonte vers Livadi sur des sondes d’environ 75m. On prend alors au 349° sur 1,16 M (13 minutes) pour dépasser le môle et son feu rouge qui se trouveront à bâbord et protègent l’entrée du petit port de Livadi où on passera la nuit. Arrivée vers 20 h. Dîner à bord ou en ville. Total de la journée : 45,3 M.

360° panoramic view of Seriphos Leivadhion, July 30, 2003

La baie de Livadi 221015

Livadi 221015

Lundi 25 décembre : réveil à 7h, petit-déjeuner, visite de Livadi. Livadi est situé au sud de Sérifos ; c’est sur cette île qu’atterrirent Danaé et son fils Persée, enfermés dans un coffre et livrés aux flots par le méchant roi Acrisios. Démocratie au VIIe siècle avant JC, puis passant aux mains des Romains, des Turcs, des Vénitiens, Sérifos était convoitée pour ses mines. Un monastère fut fondé en 1572 (le monastère des Taxiarches, consacré aux archanges Gabriel et Michel) ; en 2012 il ne restait plus qu’un unique moine pour s’occuper du monastère avec l’aide de quelques habitants. En octobre dernier des travaux étaient en cours pour améliorer le port. Départ à 10h. De la sortie du port on prend au 173° pour sortir du chenal sur 2,01 M, jusqu’à voir au 270 la pointe sud de Sérifos (10h26). On hisse alors les voiles et on prend au 195° sur 22,63 M. Au bout de 20,2 M (14h28), on est dans l’axe de l’entrée de la baie de Milos. On vire au 134° sur 2,63 M (32 minutes), jusqu’à voir au 360 le phare de la pointe Mpomparda (sans jamais descendre en dessous de 50m de sonde), puis on vire au 050° sur 0,68 M pour entrer dans la rade de Milos. En comptant 10 minutes pour affaler les voiles, arrivée au port à 15h18. 

Maisons de pêcheurs, Milos, 211015

Déjeuner tardif, ou bien deux heures pour visiter la ville. C’est sur Milos (anciennement Milo) qu’en 1820 un fermier cherchant des pierres pour entourer de murs ses champs déterra les morceaux de la célèbre Vénus. Départ vers 17h30, cap 230° sur 0,68 M (8 minutes) jusqu’à voir au 360 le phare de la pointe Mpomparda (environ 50 m de fond). On prend alors au 305° sur 4,9 M jusqu’à voir la pointe Vanni qui ferme la rive droite du chenal au 180 et le phare Fl W 10s au 61 (58 minutes, 18h32). On prend alors au 245° sur 2,95 M (35 minutes, en gros 14 minutes après avoir vu apparaître à bâbord le feu Fl(2) W 15 de l’îlot Paximadi, masqué jusque là par la côte ouest de Milos). On prend alors (19h07) au 180° sur 6,7 M pour longer à distance la côte ouest de Milos…

Adamas (Milos) 211015

Mardi 26 décembre : …On passe alors à l’ouest du phare de Paximadi (20h27). On continue sur ce même cap sur 0,8 M (neuf minutes) pour déborder largement les zones d’écueils qui rendent la zone dangereuse. On doit alors voir le phare au 048 (20h36). On prend alors au 099° sur 51,4 M. Vers 2h04 on voit au 360 le feu Fl(3) 30s de la pointe Aspropounta sur l’île de Folegandros  Ceci nous amène à 6h52 à l’entrée de la passe nord-ouest de la caldeira de Santorin. On oblique au 141° sur 2,26 M (27 minutes) pour entrer dans la caldeira. 1,66 M au 90° mènent au pied de Oia où l’on trouve un corps mort. Arrivée vers 7h38 (99,8 M depuis Lavadi).

Chapelle orthodoxe à Oia

Santorini_Landsat (auteur - Nasa)

Petit déjeuner, débarquement avec l’annexe au débarcadère d’Oia, visite d’Oia et si possible des vignobles, déjeuner à Oia ou sur le bateau, baignades, visite éventuelle de la caldeira, de l’île et de la passe ouest. Santorin (aussi appelée Thira) est une île exceptionnelle. D’abord, c’est le berceau de la vigne et du vin dans le monde (cf. article du 18 avril 2015 sur ce blog : « Croisière en voilier à Santorin et œnologie »). C’est le plus vieux terroir connu, avec une méthode de conduite de la vigne originale, adaptée au climat et la sécheresse locale. Cuisine et Vins de France écrivait au sujet de Santorin et de ses cépages endémiques (assyrtiko, mavrotragano, etc.) : « « On les dégustera avec une cuisine locale riche en produits originaux (fèves, tomates sucrées, câpres, aubergines blanches, fromage au vinsanto…). Si le paradis existe, il se niche peut-être à Santorin… ».

Oia et ses restanques vues du nord de Santorin 191015

Ensuite, on navigue au cœur d’un volcan dont la chambre du magma s’est effondrée sur elle-même, créant un paysage unique au monde qu’il faut absolument voir. C’est la plus grande « caldeira » active de Méditerranée, et c'est aussi peut-être l’Atlantide décrite par Platon. La vue depuis la Chora est extraordinaire.Enfin, l’architecture grecque s’intègre harmonieusement au cadre. Dîner à bord. Départ vers 21h du corps mort d’Oia. 1,88 M au 281° (22 minutes) amènent au sud du Fl G 2s, dans des sondes de 147 mètres. On prend alors (21h22) au 336° sur 19,6 M, ce qui permet de sortir de la passe dans des sondes jamais inférieures à 18 mètres. Au bout de douze minutes (21h34) on laisse au 90 le feu Fl 4s : on est sortis des difficultés. Encore douze minutes de plus (21h46) et on voit au 90, assez loin, une bouée éclairée jaune (Fl Y).

Oia 201015

Venus_de_Milo_Louvre_Ma399 (Jastrow)

Mercredi 27 décembre : A 00h03 on voit au 360 le feu Fl W 5s de Punta Fanari (sur l’île Ios). Au même moment on voit à bâbord au 283 le Fl W 5s (visually conspicuous) de Skala Bay, sur la côte de Sikinos. 3,84 M plus loin (46 minutes, il devrait être 00h49), on laisse au 90 le feu Fl W 5s de Punta Fanari ; on continue encore sur le même cap sur 2,16 M (25 minutes), jusqu’à voir le feu Fl W 5s de Punta Fanari au 128 (ou disparaître derrière la pointe Diakotto). Il est 1h14. On passe alors au 014° sur 25,2 M. 4,93 M plus loin (à 2h13) on voit au 90 le feu Fl(3) W 10s sur un récif à l’ouest de la Punta Alimnia (ouest de l’île Irakleia). Le cap est destiné à nous faire passer dans le chenal entre Paros à bâbord et Naxos à tribord. Vers 4h59 on passe entre les deux feux remarquables au centre du passage : à bâbord le Fl(3) 15s de la punta Kratzi, visible de loin sur sa tourelle à 23 m de haut ; à tribord le feu à secteurs (jaune est correct, rouge c’est qu’on est trop à l’est) placé sur une colonne de 7m sur un îlot rocheux. Les fonds sont environ de 35m. 44 minutes après (vers 5h43) on laisse au 90 le Fl R 4s 7nM d’entrée du port de Naxos. Naxos est la plus grande et la plus haute des îles des Cyclades. C’est aussi celle où selon certains Thésée aurait abandonné Ariane – qui consola son chagrin en devenant la compagne de Dionysos, divinité tutélaire de l’île. L’île est riche : elle exporte marbre, émeri, liqueur de cédrat (kitro), etc. Vers 6h16 (33 minutes plus tard) on laisse à bâbord le nord de Paros (Paros est l’île d’où vient le marbre de la Vénus de Milo, et aussi celui de la Victoire de Samothrace). Il est possible qu’on voie alors au 270 le Fl 12s 60m de la punta Korakas (nord-ouest de Paros), mais il est aussi possible qu’il soit masqué par des îlots. On prend alors au 357° sur 16 M, pour arriver directement dans la baie d’Ornos, sur la côte sud de Mykonos (9h28). On y mouille par 5 à 10m sur fond de sable et d’herbes. Baignades, visite (la ville de Mykonos est à 3,5 km, avec un bus toutes les heures.

Vieux port de Mykonos, Grèce (Bernard Gagnon, 12 octobre 2011)

Ca vaut la peine de voir Mykonos avec ses nombreuses églises – 365 dit-on – et ses ruelles étroites, à une période de l’année où les touristes sont moins nombreux). A voir aussi le quartier dit "La Petite Venise", avec ses balcons surplombant la mer qui permettaient aux capitaines de regagner plus rapidement leur bord. A Ornos : hôtel sur la plage et tavernas, avitaillement (supermarché tout près). En fonction de la météo et des envies, et aussi pour le plaisir de découvrir, on peut aller passer la nuit à la marina de Mykonos (c'est ce qu'on a fait en 2016). Pour ce faire, on tire 1,26 M au 180°, puis 1,61 M au 270° (on passe entre Mykonos et le groupe d’îlots/récifs au sud-ouest, fonds de 8 m par endroits), on remonte sur 3,17 M au 360°, puis, quand on voit au 90 l’entrée du vieux port de Mykonos, on prend sur 1,88 M au 071°. Compter 7,92 M et 1h35 minutes depuis le mouillage d’Ornos. Dîner à bord ou à Mykonos (1,5 km). Nuit à la marina. Total depuis Oia : 70 M.

La Petite Venise de Mykonos, Grèce (Bernard Gagnon, 2011)

Kardiani Tinous, sur Tinos (Rodou

Jeudi 28 décembre : Réveil 7h pour Evelyne et moi, départ 7h15, petit-déjeuner à 8h pour ceux qui veulent dormir un peu plus. En sortant du port on prend au 270° sur 1,16 M (treize minutes). Quand on voit au 180 la pointe ouest de l’îlot Georgios (celui avec une église), on oblique au 287° sur 7,5 M et on hisse les voiles (10 minutes pour les manœuvres). On franchit ainsi le Mykonos Narrows (narrow = passage étroit). Vers 9h08 on voit au 360 la colonne à bandes rouges du feu de l’entrée du port de Tinos, sur l’île du même nom. Dans la mythologie, Tinos était la demeure l'Eole, le dieu des vents. On prend alors au 309° sur 25 M pour longer les côtes ouest de Tinos puis d’Andros. Vers 11h29 on voit au 360 le phare de 33m sur l’îlot Dysvato, qui marque le passage entre Tinos et Andros. 56 minutes et 4,73 M plus tard on voit ce même phare au 90 (12h25). A 14h08 on voit au 360 l’îlot Gavionisia, le plus à droite d’un petit groupe d’îlots. On vire alors au 016° sur 5,8 M pour arriver directement devant le port de Batsi où on passera la nuit. « Batsi est un petit village assez plaisant, l’eau est assez claire pour se baigner, les locaux sont serviables et sympathiques. Tous cela en fait un endroit merveilleux pour les plaisanciers » (Rod et Lucinda Heikell, 2012). Arrivée à 15h17, baignade, visite, petit bain de soleil, soirée à bord ou à Batsi. Total de la journée : 40 M.

Andros town, auteur Vassilis Kyrtatas

Makronissos (FocalPoint)

Vendredi 29 décembre : Réveil à 7h, petit-déjeuner à bord, départ à 8h. Cap au 210 sur 0,52 M jusqu’à franchir la ligne de sonde des 50 m (six minutes). On voit à ce moment-là au 360 le phare sur la pointe qui ferme la baie de Batsi. On vire au 303° sur 1,73 M et on hisse les voiles (10 mn). On franchit ainsi la ligne de sonde des 30 m à 8h36 au nord de l’île Akamatis, la dernière du petit archipel qu’on vient de longer à bâbord. L’idée est de passer au nord de l’îlot Platy et à 0,23 M au sud du récif Vouvy (0,5 m, bien le repérer ; en cas de mauvais temps et/ou de visibilité faible, passer par le sud de l’île Mégalo et de son archipel, recalculer la route). Le nord de Platy étant plus sain (fond minimal 3 m), mieux vaut être trop au sud que trop au nord quand on passe entre Platy et le récif Vouvy. On prend au 261° sur 29,2 M. On vérifie que tout est sain sur le sondeur qui ne doit jamais descendre en dessous de 26 m au cours des cinq minutes suivantes. 

Helene Paris Louvre K6 (Bibi Saint-Pol, own work, 2007-06-15)

On arrive ainsi vers 14h26 au nord de la pointe Trypiti, extrémité nord de Makronisos (ne pas serrer cette pointe, à cause du récif Trypiti (1,5m) dans son nord-ouest. Makronisos aurait - dit-on - servi d'escale à la belle Hélène, à l'aller ou à son retour de Troie. On oblique alors au 213° sur 6,4 M pour rentrer dans le passage entre Makronisos et le continent. 31 minutes après (14h57) on voit au 90 la pointe Trypiti. A 15h33 on arrive au bout du môle est de l’entrée du port de Lavrio. Encore 0,69 M à parcourir dans le port et on amarre le bateau vers 15h41, avec une marge confortable. Dîner à bord ou à Lavrio, dernière nuit à bord. Total de la journée : 38 M.

Fin de croisière à Lavrio, 3 octobre 2014

Samedi 30 décembre : réveil à 7h30, petit-déjeuner à bord, départ du bateau vers 9h. Des cars assurent la navette de Lavrio à l’aéroport d’Athènes ou au centre de la capitale.

Les horaires de ce plan de navigation sont basés sur une vitesse moyenne de 5 nœuds, volontairement sous-estimée pour ce type de bateau, pour des raisons de sécurité et de confort. En l'absence de vent, le moteur nous fournira largement cette vitesse. Nous devrions être aux allures portantes durant les quatre premiers jours (jusqu’à Santorin), et ensuite plutôt au près jusqu’au retour à Lavrio. Bien entendu, comme dans toutes nos croisières, nous serons dépendants de la météo. Le vent dominant dans la région est le Meltem, qui souffle plutôt du nord, voire du nord-ouest dans le sud de la mer Egée. Ca n’empêche pas les vents du sud d’exister aussi…

Une météo franchement défavorable dans la zone des Cyclades pourrait nous conduire à partir à l’ouest, dans le Golfe Saronique puis le sud du Péloponnèse, pour visiter Epidaure et son amphithéâtre à l’acoustique unique au monde, Monemvasia et sa cité byzantine,  et Cythère et son port merveilleux près duquel la déesse Aphrodite a émergé de l’onde. Ou bien nous pourrions monter plus au nord et passer le Canal de Corinthe pour découvrir Corinthe, Ithéa (le port de Delphes), Navpaktos où le jeune espagnol Cervantès perdit un bras lors de la bataille de Lépante, etc.

Attica 06-13 Sounion 20 Temple of Poseidon (A

Photos :  De Lavrio à Santorin via Sérifos et Milos, tracé sur OpenCPN ; De Santorin à Lavrio via Mykonos et Andros, tracé sur OpenCPN ; Cap Sounio et le Temple de Poséidon, 290614 ; Mouillage à Cap Sounio, 290614 ; La plage de Cap Sounio, 290614 ; 360° panoramic view of Seriphos Leivadhion, July 30, 2003  ; Livadi (Sérifos), 221015 ; La baie de Livadi vue de la plage, 221015 ; Maisons de pêcheurs à l'entrée de la baie d'Adamas (Milos), 211015 ; Adamas (Milos), 211015 ; Chapelle orthodoxe à Oia ; Santorini_Landsat (vue satellite de Santorin) ; Oia et ses restanques vues du nord de Santorin 191015 ; Oia 201015 ; Venus_de_Milo_Louvre_Ma399 ; Vieux port de Mykonos, Grèce ; La Petite Venise de Mykonos, Grèce ; Kardiani Tinou (village sur Tinos) ; Andros town ; Hélène et Pâris, cratère en cloche à figures rouges apulien, 380-370 avant J.C., musée du Louvre (K 6) ; Makronisos vue d'avion ; Fin de croisière dans un hamac, Lavrio, 3 octobre 2014 ; Sounio, le Temple de Poséidon ; Vue de Oia (à gauche) et de Fira (à droite) sur l'île de Santorin, Grèce. 

Auteurs : 360° panoramic view of Seriphos Leivadhion, July 30, 2003 : auteur Wikinaut ; Chapelle orthodoxe à Oia, auteur  : Kaikanne ; Santorini_Landsat : auteur Nasa ; Venus_de_Milo_Louvre_Ma399 : auteur Jastrow ; Vieux port de Mykonos, Grèce : auteur Bernard Gagnon ; La Petite Venise de Mykonos, Grèce : auteur Bernard Gagnon ; Kardiani Tinou : auteur Rodou.lol ; Andros town : auteur Vassilis Kyrtatas ; Makronissos : auteur FocalPoint ; Helene Paris Louvre K6 : auteur Bibi Saint-Pol ; Attica 06-13 Sounion 20 Temple of Poseidon : auteur A. Savin ; Vue de Oia (à gauche) et de Fira (à droite) sur l'île de Santorin, Grèce : auteur Bernard Gagnon. Autres photos : auteur Philippe Bensimon.

Vue de Oia (à gauche) et de Fira (à droite) sur l'île de Santorin, Grèce (Bernard Gagnon)

 

03 juillet 2017

What would the ocean say ?

What would the ocean say

En marge de la journée mondiale des océans 2017, il faut signaler la production par le réalisateur James Cameron (Titanic, Avatar, Alien 2, Le Tombeau du Christ) et Maria Wilhelm d’un court métrage de quelques minutes : « What would the ocean say ? ». « What would the ocean say ? » est un cri d'alarme qui reprend les diverses problématiques auxquelles est confronté aujourd'hui l'océan. James Cameron est aussi un plongeur et un aventurier, détenteur du record de profondeur en solitaire (10.898 mètres dans Challenger Deep, un site de la fosse des Mariannes le 25 mars 2012 UTC) et membre de l’Explorers Club. Vous pouvez voir « What would the ocean say ? » en recopiant cette adresse dans votre navigateur : https://vimeo.com/220737031

JamesCameronStarDec09

Photo : James Cameron lors de la réception de son étoile sur le Walk of Fame à Hollywood, en décembre 2009. Auteur : Angela George

02 juillet 2017

Journée mondiale de l’Océan 2017 : Make our Ocean great again (8 juin 2017)

The Ocean Conference 5-9 juin 2017 à New-York

La journée mondiale de l’océan a eu lieu le 8 juin 2017. Au Siège des Nations Unies à New York, elle a réuni plus de 8.000 participants, des ministres, des chefs d’Etats et l’ensemble de la communauté océan au chevet du malade : l’océan est  en mauvaise santé. Pollution par les rejets industriels, les hydrocarbures et les plastiques, acidification, désoxygénation, surpêche ne font que croître d’année en année. 

Sur son site un.org, l‘ONU lance un cri d’alarme : « La santé de nos océans est primordiale. Malgré son rôle crucial dans l’élimination de la pauvreté, dans la sécurité alimentaire mondiale, la santé humaine, le développement économique et l’atténuation du changement climatique, nos océans sont de plus en plus menacés, dégradés ou détruits par les activités humaines, réduisant leur capacité à fournir une aide pour notre écosystème. Aujourd’hui, les pressions sur les écosystèmes côtiers et marins ne cessent d’augmenter. Les littoraux sont de plus en plus peuplés, engendrant une pression insoutenable sur les ressources côtières. Cette tendance devrait se poursuivre compte tenu des prévisions de la croissance démographique mondiale. D’ores et déjà, 30% des stocks mondiaux de poissons sont surexploités, et plus de 50 % sont totalement exploités. Les habitats côtiers sont sous pression, avec environ 20% du récif corallien mondial perdu et 20% dégradé. A eux seuls, les déchets plastiques tuent chaque année près d’un million d’oiseaux de mer, une centaine de milliers de mammifères marins et d’innombrables poissons. Environ 80% de la pollution marine vient des activités terrestres. Les groupes plus vulnérables, tels que les communautés les plus pauvres, les femmes, les enfants, les peuples autochtones et les communautés côtières fortement dépendantes des ressources marines sont particulièrement affectés. La Conférence sur les océans représente une opportunité unique et inestimable pour le monde d’inverser le déclin précipité de la santé des océans et des mers avec des solutions concrètes. La Conférence favorisera également le progrès dans la mise en œuvre de l’objectif de développement durable 14, issu du Programme de développement durable à l’horizon 2030 adopté par les 193 États Membres de l’ONU en 2015. L’objectif est de conserver et d’exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable. »

L‘océan a un rôle primordial dans l’équilibre climatique de notre planète. Il est le fondement de la vie sur terre. Générateur d’oxygène, il absorbe une grande quantité des émissions de dioxyde de carbone, fournit nourriture et nutriments et contrôle nos climats. Il y a une réelle nécessité de sauvegarder l’Océan. Plus de 1.000 engagements ont été déposés par les Etats et la société civile pour mettre en œuvre les engagements de préservation de l’océan de l’objectif de développement durable 14 de l’Agenda 2030.

Un des acteurs les plus importants en terme de sensibilisation au sujet du rôle de l’océan auprès des décideurs et du grand public était également présent : Ocean & Climate Platform, coalition internationale réunissant 70 organisations non-étatiques (centres de recherche, ONGs, acteurs économiques), créée le 10 juin 2014  avec l’appui de la Commission Océanographique intergouvernementale de l’Unesco (site : ocean-climate.org).

L’objectif de La plateforme Océan et Climat est d’intégrer l’océan parmi les enjeux et les défis discutés dans le cadre des négociations climatiques comme une nécessité incontournable. « Elle (Ocean & Climate Platform) s’est fortement mobilisée tout au long de cette conférence et s’engage à poursuivre sa mission de sensibilisation des décideurs et du grand public sur les liens entre l’océan et le système climatique »(Le Monde.fr, 8 juin 2017).

A quelques jours de la décision de Donald Trump de retirer les Etats Unis des Accords de Paris (les USA sont première puissance mondiale et aussi le second plus grand pays emetteur de CO2 après la Chine), il est important de souligner l’intervention de Mme Sylvia Earle, biologiste et exploratrice, laquelle présidait la célébration de cette journée Mondiale de l’Océan en répétant sa célèbre formule  : «  No ocean, no life, No blue, no green ».

La vidéo ci-dessus, intitulée sur Youtube "Sylvia Earle documentary" est déjà ancienne, mais présente bien la carrière du Dr Earle. Je n'ai pas réussi à trouver une vidéo de son intervention à l'ONU cette année (NDA). 

Quelques faits et chiffres (source un.org) :

 

 

 

  • Les océans couvrent les trois quarts de la surface de la Terre, contiennent 97% de l’eau de la Terre, et représentent 99% des espaces de vie disponibles sur terre en volume
  • Plus de trois milliards de personnes dépendent de la biodiversité marine et côtière pour subvenir à leurs besoins
  • Globalement, la valeur de marché des ressources et industries marines et côtières est estimée à 3000 milliards de dollars par an, soit environ 5% du PIB mondial
  • Les océans contiennent près de 200 000 espèces identifiées, mais les chiffres réels pourraient se compter en millions
  • Les océans absorbent environ 30% du CO2 produit par les humains et atténuent les impacts du réchauffement climatique

 

  • Les océans sont la plus grande source mondiale de protéines, avec plus de 3 milliards de personnes dépendantes des océans pour leurs principales sources de protéines
  • La pêche maritime emploie directement ou indirectement plus de 200 millions de personnes
  • Les subventions à la pêche contribuent à l’épuisement rapide de nombreuses espèces de poissons et empêchent les efforts de sauvetage et de restauration de la pêche mondiale et des emplois qui y sont liés, générant une perte de 50 milliards de dollars par an pour le secteur de la pêche maritime
  • 40% des océans du monde sont fortement touchés par les activités humaines, y compris la pollution, l’épuisement des ressources halieutiques et la disparition des habitats côtiers

                        La vie sur terre dépend des océans. nos océans sont notre avenir…

Baleine_à_bosse_et_son_baleineau_2

 Video : Sylvia Earle Documentary (présentation du Dr Sylvia Earle, Ted Prize winner 2009). Photos : Capture d'écran de la page de présentation de The Ocean Conference ; Baleine à bosse (Megaptera novaeangliae) avec sa progéniture et effectuant des sauts de sissuasion pour éloigner les mâles. Photographié au large de Tahiti (Polynésie française). Auteur : Jérémie Silvestro.

30 juin 2017

Tour de la Corse du samedi 22 au samedi 29 juillet 2017 - Plan de navigation détaillé - Sail tour around Corsica-Course to steer

Golfe de Lava, devant Porto Provençale 221215

Tour de la Corse OpenCPN

J'ai reçu à la fin de l'été 2016 deux demandes de personnes me demandant de leur monter pour l'été 2017 un projet de croisière en Corse. La première demande émannait d'un groupe d'amis pour lesquels il fallait un grand bateau susceptible d'abriter dix personnes, avec pour objectif d'aller faire l'ascension du Stromboli à partir de la Corse durant la seconde quinzaine d'août. Les impératifs de date, de budget, de taille de bateau et de timing font que le projet n'a pas abouti. La seconde demande émanait d'une personne souhaitant offrir une jolie croisière d'une semaine à un ami marin qui fêtait ses soixante ans. Là, c'était plus facile à organiser, mais le projet a lui aussi capoté car l'ami a du quitter la France durant l'été 2017 pour raisons professionnelles. A défaut d'équipiers, restait tout de même l'idée de faire le Tour de la Corse en juillet sur un grand voilier. Avec Evelyne nous en avons parlé autour de nous à l'automne, et l'idée a séduit Laurence et Philippe, nos équipiers de la Croatie à Pâques 2015. On a réservé le bateau sur le salon Nautic le 6 décembre dernier, publié un plan de croisière très sommaire sur notre blog le 18 décembre, et mis quelques annonces sur le net. A ma grande surprise, l'équipage a été très vite complet. 

Voici le plan de navigation détaillé de ce Tour de la Corse prévu sur une semaine.

Samedi 22 juillet : arrivée à 12h45 à l’aéroport d’Ajaccio. 15h : rendez-vous avec l'équipage au bureau du loueur pour effectuer les formalités et le check-in du bateau. 17h : avitaillement du bateau. 20h : safety brief. 21h : dîner à bord ou dans une pizzéria proche du port, selon l’envie des participants.

 

Tour de la Corse partie sud OpenCPN

 

Mouette dans le Golfe d'Ajaccio 231215

Dimanche 23 juillet : réveil à 7h, départ à 7h20. 5 minutes pour sortir du port. De la sortie du port d’Ornano, prendre au 180° sur 1,08 M jusqu’à voir au 270 la bouée rouge Fl (4) R 15s 10 m qui suit les remparts du port Tino Rossi. On est sur les fonds de 77 m. On prend dix minutes pour hisser les voiles. De là (7h47) on prend au cap 207° sur 11,7 M pour sortir du Golfe d’Ajaccio. A 10h08 on voit au 90 le phare du cap Muro qui ferme au sud le Golfe d’Ajaccio. On prend alors au 165° sur 11,2 M, pour laisser à bâbord les marques spéciales de la réserve naturelle et passer au sud de la cardinale sud Les Moines (12h22). De là on oblique au 109° sur 9,7 M pour arriver à 14h19 au sud du phare du Cap de Feno. On prend alors au 082° sur 2,09 M pour arriver à l’entrée du fjord de Bonifacio, au sud du phare de la Madonetta (14h44). On baisse les voiles (10 mn). De là on tire au 020° sur 0,24 M pour arriver dans la zone des 13 m (5 minutes, 14h59), puis au 071° sur 0,33 M pour voir au 180 le feu vert et la colonne de la pointe Cacavento (4 mn, 15h03). 0,12 M au 123° nous mènent au quai du port de commerce de Bonifacio. En comptant 10 mn pour les manœuvres diverses, à 15h16 l’équipage est débarqué pour trois heures de visite, et le bateau repart pour sortir du fjord. A 18h15 le bateau est de retour, et rembarque l’équipage. 0,12 M au 297° nous ramènent au nord de la colonne verte de Cacavento, puis 0,29 M au 253° nous mènent dans la zone des 13m (18h21). La voie du 180 devrait être visible, libre vers la haute mer. On prend au 216° sur 0,22 M pour revenir au sud du feu de la Madonetta (18h23), puis on longe la côte au 199° sur 1,1 M. On arrive ainsi à l’entrée de la profonde Cala di Paragnanu (18h37) ; 0,33 M au 057° nous mènent sur les beaux fonds sableux au nord-est de la Cala di Paragnanu où nous allons mouiller pour la nuit. NB : une bonne idée est sans doute d’aller déjà explorer la Cala et y mouiller pendant que l’équipage visite Bonifacio. Total de la journée : 50,6 M.

Bonifacio, le fjord 311014

Bonifacio 311014

Le Bavaria 46 Saiph au quai de Bonifacio 311014

Pêcheurs dans le Golfe d'Ajaccio 231215 - copie

Lundi 24 juillet : réveil à 7h, petit déjeuner et baignade pour ceux qui le souhaitent. Départ vers 8h30. Cap au 239°, 0,35 M nous amènent à la sortie de la Cala di Paragnanu (8h34). 10 minutes pour hisser les voiles, et on prend au 126° sur 6,5M pour arriver au sud de la marque spéciale « pêche interdite » Fl (4) Y 12s, elle-même à une latitude légèrement inférieure au phare du Capu Beccu des Lavezzi (10h02). On oblique alors au 107° sur 0,61 M pour laisser à bâbord la seconde marque spéciale (10h09). On vient alors de quitter la ligne des 50m pour passer à des fonds plus hauts. On passe alors au 090° sur 0,39 M pour arriver à 10h14 au sud du phare Capu Beccu des Lavezzi, après avoir vu largement à tribord le danger isolé Secco o Lavezzi. On prend là au 050° sur 0,70 M pour voir au 270 le phare de Capu Beccu des Lavezzi (10h22). On prend alors au 014° sur 5,9 M pour longer les côtes est de Lavezzi puis de Cavallo, et jusqu’à voir au 270° la Punta di u Capicciolu qui ferme à l’est le Golfe de Sant Amanza (11h33). On prend alors au 023° sur 8,9 M jusqu’à longer à bâbord les Iles Cerbicales, et voir au 270 la pointe nord de la dernière d’entre elles, Forana (13h20). On prend alors au 360° sur 1,19 M pour voir au 270 le phare de la Punta di a Chiappa (65m de haut, au nord du camp de naturistes, 13h34). De là on prend au 303° sur 1,04 M (attention à bâbord aux roches de Chiappino). A 13h46 on baisse les voiles (10 mn), puis on prend au 272° sur 2,17 M pour laisser à tribord la bouée Benedetto Porto-Vecchio (14h13) et embouquer le chenal qui mène au port (réduire à 3 kt). Pour cela on oblique à 14h27 d’abord au 224° sur 1,2 M, puis à 14h37 au 256° sur 0,5 M (attention à la bifurcation, elle se situe juste après la bouée verte immédiatement après l’îlot Ziglione qu’on laisse à bâbord). A 14h47 on est au port de Porto-Vecchio. Total depuis le matin : 30,1 M. Baignade, visite, avitaillement (pain frais, etc.). Si on le peut on dîne à quai, sinon on va mouiller l’ancre quelque part. Dîner à bord. Départ à 22h30. Cap au 074° sur 0,54 M pour rejoindre à 22h40 à 3 kt la bifurcatio-n du chenal balisé, puis 043° sur 1,28 M pour rejoindre le sud de la bouée Benedetto Porto-Vecchio Fl (4) G 15s 4m 4 Nm  (23h06). Là, on prend à 5 kt le cap 093° sur 3,24 M pour passer bien au sud de la tourelle verte Pecorella Fl (3) G 12s 12m 6 Nm (bien au sud car on est dans un rail). On la voit au 360 à 23h34.  A 23h45 on s’apprête à couper le rail : on prend au 349° sur 0,84 M jusqu’à voir le secteur jaune du feu de Punta San Ciprianu au 270, et la tourelle verte Pecorella Fl (3) G 12s 12m 6 Nm au 244. On est alors sortis du rail (23h55). On prend alors une dizaine de minutes pour hisser les voiles, puis on met le cap au 023° sur 34,6 M. Total de la journée : 35,8 M.

 

En route pour le Golfe de Porto, 211215

Mardi 25 juillet : on prend dix minutes pour hisser les voiles. A 2h16 on devrait voir en limite de visibilité au 90 la bouée DCP Fl (4) Y 12s 2Nm, la deuxième d’une série importante de dispositifs concentrateurs de poissons (la première est trop loin pour être vue). On continue sur le même cap 023°. Arrivés au point 42° 08’.75 N 009° 41’.82 E (7h), on oblique au 360° sur 21,4 M. Au bout de 16,2 M on laisse à bâbord un DCP (10h16), puis un autre 5M plus loin (11h16). On oblique alors au 317° sur 15,9 M pour arriver à 14h26 à l’entrée du port de Bastia. Visite de la ville, avitaillement (pain frais), baignade (zone de mouillage dans l’anse de Porto-Vecchio), dîner à bord, départ à 21h30. On sort du port au 090° sur 0,46 M (21h35) ; on prend ensuite dix minutes pour hisser les voiles, et on vire au 023° sur 6,4 M. 23h02 on passe dans le 90 du phare de Capo Sagro Fl (3) W 12s 10Nm dans des fonds d’environ 65 à 80 m. On prend alors au 360° sur 11,8 M… Total de la journée : 83,6 M.

Tour de la Corse partie nord OpenCPN

 

Tour de la Corse Cap Corse OpenCPN

 

Mercredi 26 juillet : …et vers 1h02 on passe au 90 du feu à secteurs de Macinaggio, sans doute un peu trop loin pour le voir (on sera à 2,92 M, portée 2 M). A 1h23 on voit au 270 le feu de la cardinale E de Finocchiarola VQ (3) W 5s 6Nm (fonds de 57m). C’est le moment pour nous d’obliquer au 300° sur 6,1 M pour doubler le Cap Corse et l’île de la Giraglia. A 2h17 on voit au 270 le feu Fl 5s 85m sur l’île de la Giraglia, puis à 2h37 on voit ce même feu au 180. De là, on vire au 259° sur 5,5 M (50 à 60m de fond). A 3h43 on voit le feu de la Giraglia au 90. On voit aussi au 139 le feu vert du port de Centuri (Fl G 4s 7m 6Nm). On prend alors au 185° sur 10,1 M, et à 5h44 on laisse à tribord la bouée DCP en face de la tour de Marine di Giottani. On oblique au 171° sur 10,8 M, et on arrive ainsi à 0,19 M à l’ouest de l’entrée du port de Saint-Florent (7h53). A 7h56 on est au port. On prend deux heures pour prendre le petit déjeuner au port et acheter du pain frais. On largue les amarres à 10h. Cap à l’ouest sur 0,19 M pour rejoindre la ligne des 5m, puis au 336° sur 4,02 M jusqu’à voir au 180 la tour de Punta Mortella. On a pris dix minutes pour hisser les voiles. A 11h00 on oblique au 289° sur 4,18 M jusqu’à voir la DCP au 085 et la tour de Punta Mortella au 125, dans des fonds de 55m (11h50). On prend alors au 241° sur 18,6 M. A 14h06 on voit au 180 la tour Est d’Isola la Pietra (Grande Ile-Rousse) ; à 15h09 on laisse très près à tribord la cardinale N Danger d’Algajola. A 15h33 on voit au 180 l’île de Spano et la tour de la Punta Caldanu. 3,41 M au 200° nous mènent à la zone de mouillage de Calvi (fonds de 12m). En comptant 10mn pour baisser les voiles, à 16h24 le bateau est à l’ancre. Baignade, visite de la citadelle de Calvi, dîner à Calvi pour ceux qui le souhaitent, retour à bord en fin de soirée. Total de la journée : 68 M.

Arrivée à Calvi 20 décembre 2015

 

 

 

Arivée à Marine d'Elbo 211215 3

Jeudi 27 juillet : réveil à 7h, départ à 8h. On sort de la zone de mouillage au 335° sur 0,68 M voir au 270 la Punta San Francesco (8h09). On prend alors au 295° sur 2,02 M jusqu’à voir dans le 180 le phare de la pointe de la Revellata (8h33). Dix minutes pour hisser les voiles, et on oblique au 237° sur 1,29 M jusqu’à voir au 90 le début de l’anse Margonaia (8h58). On prend alors au 206° sur 13,3 M. On passe ainsi vers 10h20 à l’est de l’îlot au sud du Capo Mursetta, et à 11h37 on est devant Marine d’Elbo (réserve marine de Scandola). 10 minutes pour rentrer les voiles, 5minutes pour faire des photos, plus 5minutes au cap 133° amènent près de la plage, d’où on repart à 11h57 au 304° sur 1,50M pour déborder par le nord l’îlot Palazzu qui garde l’entrée de la passe de Gargalu. On rentredans la passe et on la traverse à petite vitesse en suivant le 183° sur 0,92 M, puis à la sortie on prend au 180° sur 2 M jusqu’à voir au 90 l’îlot de la Punta Muchillina (12h57). 10 minutes pour hisser les voiles, et le cap 121° nous mène au bout de 7,6 M devant le village de Porto où nous mouillerons pour la nuit. Arrivée vers 14h51 devant Porto, en tenant compte de dix minutes pour rentrer les voiles. Soirée sur le bateau. Total de la journée : 29,9M. NB : On peut envisager de prendre 1h30 pour déjeuner à Marine d’Elbo si la fréquentation de la baie le permet. Je l’ai fait en décembre 2015. En août ça paraît plus difficile et l’idée n’est peut-être pas si bonne que ça, les écosystèmes n'appréciant pas forcément la surfréquentation des sites.

Tour génoise, 221215

 

Vendredi 28 juillet : réveil à 6h, départ à 6h15. On hisse les voiles (10 minutes), et 7 M au 270° permettent de voir le phare de Cap Rossu au 148 (7h49). On prend alors au 180° sur 7,2 M. Vers 9h15 on voit au 90 le phare à l’extrémité de Punta Domigna. On oblique alors au 150° sur 11 M pour pénétrer dans le Golfe de Lava (11h27). 0,79 M au 081° nous amènent devant la plage de Portu Provençale où on mouille pour le déjeuner. Baignade, déjeuner à bord. Départ à 13h30. 4,49 M au 257° permettent d’arriver au nord du phare du Cap de Feno (14h21 en comptant dix minutes pour hisser les voiles). De là, on oblique au 216° sur 1,17 M jusqu’à voir le phare du Cap de Feno au 90 (14h35). On prend alors au 168° sur 4,10 M, pour arriver vers 15h25 à l’ouest de la Pointe de la Parata.  De là, on prend le cap 105° sur 0,83 M pour franchir par 6,7m de fond la passe nord des Sanguinaires, qui donne accès au Golfe d’Ajaccio (15h35). Au sortir de la passe on prend au 085° sur 4,95 M jusqu’à voir vers 16h34 la tourelle rouge sur l’écueil de la Guardiola dans le 360. On oblique au 050° sur 1,39 M jusqu’à voir dans le 360 la tourelle rouge Fl(4)R15 (16h51). On doit déjà voir le môle qui protège le port. 10 minutes pour affaler puis 1,08 M au 360°° amènent dans le port Ornano d’Ajaccio. Arrivée au port : 17h04. Total de la journée : 43 M. Check-out du bateau avec le loueur. Soirée au port ou sur le bateau.

Samedi 29 juillet : réveil à 7h, fin des bagages, départ du bateau avant neuf heures.

Photos : Golfe de Lava, 221215 ; Tour de la Corse, OpenCPN 300617 ; Partie sud du Tour de la Corse, OpenCPN 300617 ; Golfe d'Ajaccio, 221215 1 ; Bonifacio, le fjord 311014 ; Bonifacio, la falaise, 311014 ; Bonifacio, le Bavaria 46 Saiph au quai du commerce 311014 ; Golfe d'Ajaccio 231215 2 ; Golfe de Lava 221217 ; Partie nord du Tour de la Corse, OpenCPN 300617 ; Cap Corse, OpenCPN 300617 ; Calvi, reflets dans l'eau 201215 ; Marine d'Elbo 211215 ; Cap de Feno, 221215 ; Ajaccio, 221215. Auteur : Philippe Bensimon

Ajaccio 231215

 


28 juin 2017

Comment lover une aussière / how to coil an hawser.

Comment lover une aussière / how to coil an hawser

Croisière en voilier de Vodice à Opatija et retour du 18 au 25 février 2017, en passant par Zadar, Pag, Krk, et retour par Cres, Mali-Losinj et le passage du Prolaz Mala Proversa. Dimanche 19 février, le Bavaria 44 Alma 3 est en route pour Zadar. Première journée de navigation pourThomas qui apprend à lover les aussières, à quelques minutes de la bouée de danger isolé Gr Bacvica (quart sud-est du Murtersko More, sensiblement à mi-chemin entre le Logorunska Vrata et la pointe sud d'Otok Murter). Les îles au fond sont celles du Logorunska Vrata.

Sailing from Vodice to Opatija and return from 18th to 25th February 2017. Thomas learn how to coil an hawser, near the buoy Gr Bacvica (Murtersko More, between the Logorunska Vrata and the south of Otok Murter.

Auteur photo et vidéo /Author : Philippe Bensimon.

Thomas love une aussière 190217 3

26 juin 2017

Croisière d'hiver Dalmatie/Istrie du 18 au 25 février 2017. 19 février, de Vodice à Zadar par le Pasmanski Kanal. Visit of Zadar

Vodice, la marina au lever du soleil 190217 2

Vodice, la marina au lever du soleil 190217 1

Dimanche 19 février 2017.  Après une bonne nuit de sommeil, nous sommes de nouveau en route, à bord du Bavaria 44 Alma 3. L’objectif de la journée est de rejoindre Zadar, la grande ville romaine et vénitienne située plus au nord.

Ce matin, réveil un peu avant 7h. A 7h20 une jolie lumière inonde la marina de Vodice, le ciel est pur, sans un nuage hormis quelques rares cumulus de beau temps qui traînent vers le nord. Il y a un peu d’air, et nous pouvons espérer une belle journée de voile. Nous prenons le temps du petit déjeuner et d’un rapide briefing ; nous larguons amarres et pendilles à 8h37 pour profiter de la journée. 

Vodice, départ de la marina 190217

Au sud d'Otok Murter 190217

A 8h44 nous sommes au cap 175°, c’est Caroline qui est à la barre. La mer n’est pas tout à fait plate, on a des creux d’environ 15 cm. On reçoit au largue un petit vent bien agréable de 8,5 nœuds à l’anémomètre, et nous sortons rapidement les voiles. Hormis Patrick qui est déjà amariné, l’équipage découvre la routine du départ : rentrer les pare-battages, lover et ranger certaines aussières dans les coffres du cockpit, en frapper d’autres sur le balcon arrière. Nous nous apprêtons à franchir le passage du Logorunska Vrata, pour rentrer dans le très grand plan d’eau du Murtersko More. A 9h30 on laisse à 70m au nord la bouée danger isolé Gr Bacviva. On est désormais au cap 281°, en route vers les deux boules noires de la bouée suivante, Plic Mijoka. Caroline barre désormais au près contre un vent du nord de 15,2 nœuds, qui nous a permis depuis peu de couper le moteur en gardant 5 kt de vitesse. Le temps est toujours superbe, des courtes vaguelettes d’une vingtaine cm viennent taper contre le travers du bateau.

Thomas love une aussière 190217 1

 

Vers dix heures nous commençons à longer la côte ouest d’Otok Murter, une île tout en longueur parallèle au continent. A 10h40 on identifie un petit problème dans les toilettes à tribord : un équipier n’a pas respecté la procédure – pourtant affichée en gros caractères sur un panneau que je scotche toujours au-dessus ou à côté des WC marins – et, notre bateau gîtant pas mal au près, nous avons embarqué un peu d’eau. Rien de bien grave, un coup de pompe nous en débarrasse. On a gardé nos quinze nœuds de vent, resté assez stable. Léa a succédé à Caroline à la barre, et nous faisons route plein nord vers l’entrée du Pasmanski Kanal. Là-bas, il n’est pas dit que la topographie des lieux, dans un canal long et étroit recevant par le travers les vents descendant des montagnes, permette de conserver un vent aussi constant. On verra quand on sera sur place. Nous avons toute la toile dehors, le génois à la limite du fasseyement quand nous barrons trop au nord. 

Au nord de Murter 190217

Biograd 190217

Marina de Biograd 100217

A 10h45 nous sommes à l’ouest de Murter, presque à la latitude de Tisno. L’Alma 3 avance bien, au près bon plein toutes voiles dehors. A 11h04 nous naviguons plein nord en direction de Biograd et du Pasmanski Kanal. Nous sommes toujours au près, à 4 kt de vitesse surface. Thomas a remplacé Léa à la barrre ; la jeune femme vient de nous apporter des figues dans le cockpit. A 11h46 nous avons dépassé Murter, et nous laissons à bâbord les filets des fermes marines pour rentrer dans le Pasmanski Kanal, le passage entre l’île Otok Pasman et le continent. A 13h nous passons devant le clocher pointu de l’église de Biograd. Sa marina défile sur notre tribord. En arrière-plan, des hautes montagnes enneigées retenant quelques nuages sur leurs sommets complètent le paysage.

Les montagnes enneigées au-dessus de Sukosan 190217

Sieste proche de Sukosan 19017

Au large de Sukosan 190217

Sukosan, au mouillage près du château 190217 2

Sukosan, le château 190217 1

Sukosan, déjeuner près du château 190217 3

A 14h39 nous rentrons dans la baie de Sukosan, qui possède une zone de mouillage pratique à côté du château-fort. Le « château » est constitué de quelques murs en ruine sur un petit îlot dans la baie de Sukosan, à quelques encablures de la plage, de l’autre côté de la marina. Nous rentrons les voiles et nous mouillons l’ancre sur une zone de sable le temps de déjeuner dans ce cadre sympathique. La température est fraîche, et quelques nuages épars masquent de temps en temps le soleil. A 15h Mathilde nous sert une salade de riz dans le carré ; nous l’arrosons avec la fin du Vina Laguna Rossa.

Sukosan, déjeuner près du château 190217 1

L'Alma 3 à Zadar 190217 2

L'Alma 3 à Zadar 190217 1

Le déjeuner terminé, nous repartons pour Zadar. Nous découvrons l’entrée du port médiéval de Fosa puis la promenade qui ceinture la vieille ville. J’ai choisi de dormir au port plutôt que dans la nouvelle marina, peu pratique et trop excentrée pour pouvoir visiter facilement la cité historique à pied. Le guide Vagnon indique que le port est cher et peu accueillant. Nous trouvons une place assez pratique en bout de ponton, où nous garons le bateau au coucher du soleil. A 17h40 les manœuvres sont terminées et le cockpit rangé. De l’autre côté du port, une grande goélette et un trois-mâts sont amarrés et nous font face, leurs mâts haubanés se découpant sur le ciel rougeoyant.

Zadar, le port au coucher du soleil 190217

Zadar, le trois-mâts amarré en face de nous 190217

Zadar, coucher de soleil sur le port 190217

Un quart d’heure après, en route pour la vieille ville, nous passons devant la capitainerie. Là, pas question de négocier comme nous l’avions fait à Split la semaine précédente. La capitainerie est fermée, mais des employés sont toujours là dans un local annexe qui donne sur la rue. Ils n’ont plus accès à l’informatique de leurs bureaux mais nous enjoignent d’avoir à passer le lendemain régler la facture. Tout ce que nous obtenons d’eux est que quelqu’un ouvre leurs bureaux à 7h le lendemain. Ca ne fait pas bien mes affaires car j’aurais voulu partir de Zadar de bonne heure de façon à avoir de la marge pour rejoindre Pag par le Velebitski Kanal que je ne connais pas encore. Mais je n’obtiens rien de mieux. L’addition sera salée pour une courte nuit : les employés n’ont pas les tarifs exacts à leur disposition, mais la facture sera de l’ordre de 80 euros.

Corto Maltese à Zadar 190217

Zadar, le pont éclairé donne accès à la vieille ville 170219

Nous continuons notre marche, et franchissons  à 18h09 le pont éclairé qui enjambe le port et donne accès à la péninsule sur laquelle a été construite le ville historique. Nous y entrons par une porte dans les remparts ; un graffiti représentant Corto Maltese est là pour rappeler que la Croatie est un pays de marins. Ici, tout est pavé de marbre blanc, et la place du peuple (Narodni Trg) est prête pour accueillir ses visiteurs. Le sol est propre, les parasols sortis, les tables et les chaises des terrasses des cafés et restaurants sont en place pour la soirée.

Zadar, rues 190217 1

Zadar, rues 190217 2

Zadar, Narodni Trg 190217 1

Zadar, rues 190217 3

Nous visitons les jardins qui surplombent le vieux port de Fosa, admirons la porte qui, depuis le port, donne accès à la ville. Elle est surmontée d’un lion ailé sculpté, qui rappelle l’influence de Venise sur Zadar. Nous rebroussons chemin pour rejoindre le musée d’archéologie marine, l’église Saint-Donat et ses murs surdimensionnés, et le Forum romain qui la jouxte.

L'imposante église Saint-Donat date du IXe siècle. Elle fut construite par l'évêque Donat – saint patron de Zadar – sur l'emplacement d'un forum et d'un temple antiques. Sa particularité, outre sa forme circulaire très inhabituelle pour une église,  est d’intégrer dans l’église même des éléments des anciennes structures romaines sur lesquelles elle est construite.

Zadar, Narodni Trg 190217 2

Zadar, le port de Fosa 190217 2

Zadar, le port de Fosa 190217 3

Zadar, magasin de bonbons dans la ville historique 190217

Ainsi, les dalles de l’église sont celles du forum romain, et deux colonnes de celui-ci se trouvent au milieu de l’église ; Le site http://www.linternaute.com/voyage/croatie/zadar/monument/l-eglise-saint-donat/) nous apprend que « du côté ouest, on peut admirer des colonnes sculptées à l'effigie de dieux romains ainsi que d'anciens autels sacrificiels païens. Ces éléments proviennent d'un temple romain du Ier siècle ». Enfin, les murs très épais ont nécessité de nombreux blocs de pierre, dont certains ont été .pris sur des édifices romains à proximité ; on les repère aux inscriptions latines qui les ornent.

Zadar, église Saint-Donat 190217Zadar, Musée d'archéologie sous-marine 190217

Après avoir cessé d’être un lieu de culte, l’église Saint-Donat a abrité un temps le musée d’archéologie sous-marine (qui dispose aujourd’hui de son propre bâtiment de l’autre côté de la place) ; son acoustique exceptionnelle lui permet d’accueillir régulièrement des concerts.

Zadar, vestiges romains 190217 1

Zadar, cathédrale Sainte-Anastasie 190217

Nous continuerons ensuite par la cathédrale Sainte-Anastasie et sa rosace (la plus grande cathédrale de Dalmatie, érigée au XIIe siècle dans un style roman où se trouvent des influences gothiques sur les vestiges d´une église antérieure du IXe siècle), puis nous passons devant le Bastion et l’Arsenal (vers 18h50), avant de rejoindre la longue promenade qui longe le bord de mer et ceinture la vieille ville. Nous suivrons celle-ci jusqu’aux orgues marines près desquelles nous nous arrêtons un instant (19h11). Leur mugissement grave va et vient au gré des vagues. Nous reviendrons ensuite par le même pont qu’à l’aller pour regagner notre bateau.

Zadar, le Bastion 190217

Sunday 19 February 2017. We are on our way again, aboard the Bavaria 44 Alma 3. The objective of the day is to reach Zadar, the big Roman and Venetian city situated farther north.
A beautiful light floods the marina of Vodice, the sky is pure, without a cloud. There is a little air, and we can hope for a beautiful day of sailing. We dropped moorings and hangs at 8:37 to enjoy the day. The crew follow one another at the helm of the boat.
Towards ten o'clock we begin to follow the west coast of Otok Murter, an island all the way parallel to the mainland. At 11:46 we passed Murter, and we left the nets of the sea farms on the port side to enter the Pasmanski Kanal, the passage between Otok Pasman Island and the mainland. At 1 pm we pass the pointed bell tower of the church of Biograd.
At 14h39 we return to Sukosan Bay, which has a convenient anchorage area next to the castle. The "castle" consists of a few ruined walls on a small islet in Sukosan Bay, a short distance from the beach, on the other side of the marina. We anchor the lunch time in this friendly setting.
After lunch we leave for Zadar. We discover the entrance of the medieval port of Fosa and then the promenade that encircles the old town. We find a place at the port of Zadar, where we park the boat at sunset.
The old town is paved with white marble, and the people's square (Narodni Trg) is clean, the umbrellas out, the tables and chairs of the terraces of the cafes and restaurants are in place for the evening.
We visit the gardens that overlook the old port of Fosa, and the gate that gives access to the city. It is surmounted by a carved winged lion that recalls the influence of Venice on Zadar. We go back to the museum of marine archeology, the church of San Donato and its oversized walls, and the Roman Forum.
We will then continue to St. Anastasia Cathedral, the Bastion and the Arsenal (around 6:50 pm), before joining the long promenade along the seaside. We will follow it to the marine organs near which we stop. Time (7:11 pm). Their deep roar comes and goes at the pleasure of the waves. We will then return by the same bridge as the one to go to return to our boat

Zadar, la colonne de la honte, pilori moyen-âgeux 190217

Photos : Vodice, la marina au lever du soleil 190217 (1 et 2) ; Vodice, départ de la marina 190217 ; Au sud d'Otok Murter 190217 ; Thomas love une aussière 190217 ; Au nord de Murter 190217 ; Biograd 190217 ; La marina de Biograd 100217 ; Les montagnes enneigées au-dessus de Sukosan 190217 ; Sieste proche de Sukosan 19017 ; Au large de Sukosan 190217 ; Sukosan, près du château 190217 ; Sukosan, le château 190217 ; Sukosan, déjeuner près du château 190217 (1 et 2) ; Le Bavaria 44 Alma 3 à Zadar 190217 (1 et 2) ; Le port de Zadar au coucher du soleil 190217 1 ; Trois-mâts au port de Zadar 190217 ; Le port de Zadar au coucher du soleil 190217 2 ; Corto Maltese à Zadar 190217 ; Zadar, pont éclairé reliant le port à la Vieille ville 190217 ; Zadar, entrée dans la ville historique 190217 ; Zadar, rue dans la ville historique 190217 1 ; Zadar, Narodni Trg 190217 1 ; Zadar, bas-relief 190217 ; Zadar, Narodni Trg 190217 2 ; Zadar, porte de Fosa 190217 ; Zadar, le port médiéval de Fosa 190217 ; Zadar, magasin de bonbons dans la vieille ville 190217 ; Zadar, église Saint-Donat 190217 ; Zadar, le Musée d'archéologie sous-marine 190217 ; Zadar, ruines romaines éclairées 190217 ; Zadar, la cathédrale Sainte-Anastasie et sa rosace 190217 ; Zadar, le Bastion 190217 ; Zadar, la colonne de la honte 190217 ; Zadar, la vieille ville vue du port 190217 ; Zadar, rue dans la ville historique 190217 2. Auteur : Philippe Bensimon.

 

Zadar, coucher soleil sur la vieille ville 190217

Zadar, rues 190217 4

18 juin 2017

Croisière d'hiver Dalmatie/Istrie du 18 au 25 février 2017. 18 février, journée à Vodice et changement d'équipage

La marina de Vodice 180217

Samedi 18 février 2017. Pas grand-chose à dire sur cette journée, qui pour moi est (presque) une journée de repos.

Nous venons d’achever une semaine bien remplie (Vodice-Dubrovnik et retour, avec visite de la rivière Krka, de Split, de Korcula et bien sûr de Dubrovnik). A 9h42 mon équipage est rassemblé devant la navette, et achève d’y entasser ses bagages. Le chauffeur très gentiment nous prend une photo de groupe. Je dis au-revoir à Mathilde, Pierre, Mani et Kéoni, et à Guillaume qui me fait promettre qu’on refera à l’automne une croisière avec lui et ses enfants.

La navette attend mes équipiers à la marina de Vodice 180217

L'équipage de l'Alma 3 a fait Vodice-Dubrovnik et retour du 11 au 18 février 2017 180217 2

Je profite du reste de la matinée et du début de l'après-midi pour nettoyer le bateau, vérifier que personne n’y a rien oublié, et travailler sur notre expédition Tour des deux Amériques solidaire en voilier.

 

Le Bavaria 44 Alma 3 à Vodice 180217 3Mon nouvel équipage arrive en fin d'après-midi. Il est constitué de Patrick, un breton qui a l’habitude de naviguer, Léa, Caroline, Thomas et Mathilde. Thomas et sa compagne Mathilde découvrent l’univers de la voile ; le premier est jardinier, la seconde poursuit des études de sociologie. Thomas et Mathilde ont rejoint notre équipage au dernier moment : Thomas veut intégrer l’équipe de notre expédition Tour des deux Amériques solidaire en voilier et nous aider dans notre démarche de recherche de sponsors. Participer à cette seconde croisière de février est une bonne occasion pour lui de faire notre connaissance et d’acquérir des bases en navigation.

 

L’équipage au complet et installé à bord, nous allons faire l’avitaillement au Konzum proche de la marina. Le petit supermarché nous prête comme d’habitude deux caddies pour assurer le transfert des vivres et des boissons jusqu’au bateau. Nous allons ensuite dîner tous ensemble à la pizzéria dont nous avons désormais pris l’habitude, au bout de la rue qui borde le Konzum. Les prix sont plus que corrects : nous laisserons ce samedi une addition de 445 kunas, soit un peu moins de douze euros par personne. Je connais déjà Thomas, pour l’avoir rencontré à Nantes quelques semaines avant le départ. Cette soirée est pour moi l’occasion de faire la connaissance des autres co-équipiers de la croisière. Je les ai eus à plusieurs reprises au téléphone et nous avons échangés aussi des mails, mais je n’ai pas encore eu l’occasion de les rencontrer.

Le Bavaria 44 Alma 3 à Vodice 180217 2

Je profite de ce que nous sommes tous réunis pour faire un petit briefing et rappeler ce que sera notre croisière de la semaine qui vient (Vodice-Opatija via Zadar, Pag et le Velebitski Kanal que je ne connais pas encore, et retour par Cres, Mali-Losinj et le passage du Prolaz Mala Proversa), et leur distribuer divers documents, dont le plan de navigation détaillé. Ce n’est pas tout à fait un « safety brief », mais certains des éléments y sont déjà et ça va nous faire gagner du temps.

Le Bavaria 44 Alma 3 à Vodice 180217 1

Saturday, February 18th: we have just finished a week of cruising with a crew who made with us Vodice Dubrovnik and back through Split, Hvar and Korcula. This crew left us this morning. I clean the boat and rest today. In the afternoon I welcome my new crew: Patrick, Léa, Caroline, Thomas and his friend Mathilde. Together with them we will go to the north of Croatia: Zadar, Pag and Velebitski Kanal, Opatija, before returning by Cres, Mali-Losinj and the passage of Prolaz Mala Proversa. We are going together to do victualling at the Konzum supermarket. Then, we spend the evening in a pizzeria that we are used to: it is time to get to know each other, and also to start the "safety brief" of the cruise.

Photos : La marina de Vodice 180217 ; La navette attend mes équipiers à la marina de Vodice 180217 ; L'équipage de l'Alma 3 a fait Vodice-Dubrovnik et retour du 11 au 18 février 2017 180217 2 ; Le Bavaria 44 Alma 3 à Vodice 180217 (1 à 3) ; L'équipage de l'Alma 3 a fait Vodice-Dubrovnik et retour du 11 au 18 février 2017 180217 1 ; Auteur (sauf photos de groupe) : Philippe Bensimon.

L'équipage de l'Alma 3 a fait Vodice-Dubrovnik et retour du 11 au 18 février 2017 180217 1

16 juin 2017

Escale Formation Technique rejoint l'Expédition Tour des deux Amériques solidaire en voilier

EFT Voilerie

Escale Formation Technique est une plate-forme constituée de spécialistes et de formateurs dans les domaines ayant trait à la navigation. EFT et son directeur Laurent Marion ont rejoint aujourd’hui les partenaires de l’Expédition Tour des deux Amériques solidaire en voilier. Ils assureront l’assistance technique à terre en cas de besoin, une hot-line qui devrait nous aider à nous sortir des difficultés en cas d’avarie.

EFT Motorisation

Escale Formation Technique dispose de spécialistes dans les domaines suivants :

Leur plate-forme est basée 23 quai Marcel Boissard, 44400 Rezé

EFT électricité

15 juin 2017

Arcel - Présentation de l'Expédition Tour des deux Amériques solidaire en voilier - Intervention sur les liens océan et climat

The Ocean & Climate Platform's recommendations for the Ocean during climate negotiations

L’Arcel (Association Rurale Culture Et Loisirs) est une association agréée Jeunesse et Education populaire importante d’environ 400 adhérents. L’Arcel nous a demandé d’intervenir mardi soir (15 juin 2017) en Loire-Atlantique lors d’une réunion consacrée au développement durable, et d’y présenter notre expédition Tous des deux Amériques solidaire en voilier et nos actions en faveur de la recherche scientifique, de la connaissance et de la protection des océans et des milieux polaires, et de la sensibilisation des populations aux liens entre océan et climat.

Grâce à Françoise Gaill (CNRS, Coordonnatrice scientifique de la plate-forme Ocean & Climate) que nous remercions, nous avons pu introduire notre intervention en diffusant la vidéo ci-dessus, tournée par Yann Arthus-Bertrand pour Ocean & Climate. La vidéo date de 2015. Les problématiques qu'elle aborde n'ont guère changé depuis.

Voici le texte de la plate-forme Ocean & Climate qui accompagne cette vidéo sur YouTube :

While COP21 is inaugurating a new phase of commitment on climate, the Ocean Climate Platform disclosed the content of its advocacy at the November 12th 2015 press release- in the presence of Ségolène Royal, French Minister of Ecology- in order for ocean and coastal zones related issues to be gradually taken into consideration via specific measures and included in the various axes of negotiation. Oceans are a major global climate regulator: they cover 71% of the surface of the Globe, they produce over 50% of the oxygen in the air we breathe, they absorb approximately 30% of the CO2 and 93% of the excess heat generated by human activity. Limiting global warming to 2 degrees Celsius, or even 1.5 degrees Celsius, is essential to maintain the regulation capacity of oceans and to limit the current changes. In support of an ambitious universal and legally binding agreement, the Ocean Climate Platform points out that, Oceans remain the forgotten piece in the climate negotiation puzzle. READ OUR 9 TANGIBLE RECOMMENDATIONS IN FAVOR OF THE OCEAN : http://www.ocean-climate.org/?p=3100 #OceanforClimate

Warning - Acidification, impacts on biodiversity (Ocean & climate platform 2015)